Moi, je marchais les yeux par terre,
toi, tu avais toujours le nez en l'air,
et c'est comme ca, qu'on s'est connu.
On avait chaqun sa guitare,
on n'était pas loin d'une gare,
c'est le hazard, qui la voulu.
Tu m'as dit: "Quand leurs ailes sont mortes,
les papillons vont, où le vent les porte..."
On a pris le premier chemin venu....
Et quand la nuit est tombée
sur la voie ferrée, on était bien loin de la ville.
On entendait que des notes,
et le bruit de nos bottes
sous la pleine lune imobile
On a traversé les sémaines,
comme des vrais fêtes de forraine
sans même penser au retour.
On s'est perdu dans les nuages
comme les oiseaux de passage,
à suivre les filles d' un jour.
Et pour ne pas que des fous nous renversent,
on prenait les chemins de traverse,
même s'ils ne sont jamais les plus courts...
Et quand la nuit ...
Et quelques fois, je me souviens,
de ceux, qui nous ont laché les chiens
et jeté des pierres au visage.
Ils n'ont rien empeché quand même,
parceque le seul metier qu'on aime
c'est la boheme et le voyage.
Et quand la nuit va tomber
sur la voie ferrée, on serra bien loin de la ville .
On entendra que des notes,
et les bruit de nos bottes,
sous la pleine lune imobile
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